Fraises: les dix variétés à planter au jardin

Fraises: les dix variétés à planter au jardin

mai 2, 2019 0 Par admin

AU JARDIN CE WEEK-END – Il est encore temps de planter ce délicieux petit fruit rouge dont certaines variétés dites remontantes produisent jusqu’à la Toussaint. Voici la marche à suivre.

Dans la catégorie des «petits fruits», la fraise tient incontestablement une place de choix dans le cœur et sur les papilles de tout un chacun. A fortiori quand on a le bonheur de pouvoir la cueillir soi-même au jardin ou sur son balcon, certaines variétés grimpantes comme ‘Mount Everest’ ayant l’extrême obligeance de bien vouloir pousser en pot. Mais pour goûter ces délices exquis et en remplir barquettes et paniers, il faut procéder dès ce week-end aux plantations.

La saison étant déjà bien avancée, il est préférable d’opter pour des plants en godets qui démarreront plus vite que les «racines nues», réservés aux plantations de fin d’été ou d’automne, et vous offriront toutes les chances de vérifier ce vieux dicton: «À la Pentecôte, fraises on goûte. À la Trinité, fraises au panier». La Pentecôte étant fêtée, cette année, dans 45 jours, il n’y a effectivement pas une minute à perdre!

>> Posez toutes vos questions sur le nouveau forum jardin du Figaro

Lors de la plantation, il faut veiller à ne pas enterrer le bourgeon central du jeune fraisier.
Lors de la plantation, il faut veiller à ne pas enterrer le bourgeon central du jeune fraisier. 48052089/beerfan – Fotolia

Problème: quelle variété de fraisier choisir sachant qu’il en existe plus de 600? Plusieurs critères entrent en ligne de compte: la qualité gustative bien sûr, mais aussi la productivité, la résistance aux maladies et la saisonnalité. Certaines variétés ne fleurissent en effet qu’une seule fois dans l’année, au printemps, quand d’autres recommencent un nouveau cycle en été voire en automne. On dit de ces dernières qu’elles sont «remontantes» tandis que les premières sont «non remontantes», à l’instar des framboisiers et des rosiers dont le fraisier est botaniquement très proche (famille des Rosacées).

Les fraisiers ‘non remontants’ donnent dans l’ensemble des fruits de gros calibre et une récolte abondante mais limitée dans le temps, en mai et juin selon leur degré de précocité. Dans cette catégorie, les variétés ‘Gariguette’, ‘Gorella’, ‘Ciflorette’, ‘Magnum’ ou ‘Cigoulette’ sont des valeurs sûres qui cochent à peu près toutes les cases. De leur côté les fraisiers remontants donnent des fruits plus petits mais une production étalée jusqu’aux gelées d’automne. ‘Généreuse des Combrailles’, ‘Mara des bois’, ‘Charlotte’, ‘Maestro’ ou ‘Reine des Vallées’ sortent du lot (liste non exhaustive).

>> LIRE AUSSI – Peut-on donner de la cendre de bois aux fraisiers?

La bonne formule consiste à cultiver des variétés des deux catégories car elles sont complémentaires: le pic de production des non-remontantes à la fin du printemps permet de remplir paniers et pots de confitures tandis que la régularité des remontantes offre le plaisir de déguster de bonnes fraises jusqu’à la Toussaint. À noter que ‘Charlotte’ et ‘Mara des bois’ ont une saveur caractéristique de fraise de bois tandis que ‘Ciflorette’, ‘Cigoulette’, ‘Généreuse de Combrailles’, ‘Mara des bois’ et ‘Maestro’ offrent une bonne tolérance aux maladies.

La culture du fraisier est facile et gratifiante sous réserve de répondre à ses exigences: du soleil, un sol bien drainé, frais, riche et légèrement acide (pH de 6 à 6,5). Commencez par ameublir la terre sur une bonne profondeur (30 à 40 cm) pour faciliter la pénétration et l’ancrage des racines, puis incorporez du compost mûr et un engrais spécial fraisier riche en phosphore et en potassium pour favoriser la floraison et la maturation des fruits. Si votre sol est lourd et argileux, confectionnez une butte plate d’une vingtaine de centimètres de haut pour éviter la stagnation de l’eau préjudiciable aux racines.

Triple avantage

Les variétés remontantes refleurissent et produisent jusqu’aux gelées de l’automne.
Les variétés remontantes refleurissent et produisent jusqu’aux gelées de l’automne. 110896867/Evgenia Tiplyashina – Fotolia

Selon les variétés, les fraisiers doivent être séparés de 30 à 40 cm sur le rang avec un espacement de 40 à 50 cm entre deux rangs. Mais avant de procéder à la plantation, il est recommandé de couvrir la planche d’un film plastique opaque de quarante microns d’épaisseur ou d’un tissu de paillage dans lequel vous pratiquerez une incision en croix à l’emplacement présumé de chaque plant. L’avantage est triple: l’évaporation et donc les pertes en eau seront réduites, les «mauvaises» herbes ne pousseront pas ou mal et les fruits ne seront pas souillés par la terre lors des fortes pluies. Vous pouvez aussi planter sur terre nue à condition de couvrir le sol, juste après, avec de la paille de céréales, de lin ou de chanvre.

Sachez qu’une fraiseraie ne dure que trois ans au maximum. Si les variétés choisies vous ont donné satisfaction, vous avez la possibilité de récupérer, la dernière année, les plants qui poussent au bout des stolons afin de la renouveler à peu de frais. Enfin gardez à l’esprit que la production de vos fraisiers sera à son maximum l’année qui suit la plantation. Le jardinage est et restera toujours une affaire de patience.

Vos rendez-vous «jardin» à ne (surtout) pas manquer

• 27-28 avril: Portes ouvertes aux pépinières de Kerfandol, spécialisées dans les plantes de terre de bruyère, Locuon, Ploërdut (Morbihan).

• 27 avril: conférences «Du jardin à la table et de la table au jardin» et «De l’Allemagne à l’Italie: voyage aux pays des théâtres de verdure», à partir de 15 h, Château de Bénouville (Seine-Maritime).

• Jusqu’au 28 avril: «Rêves de Méditerranée», 2e édition du Festival des Jardins de la Côte d’Azur, avec concours de créations paysagères éphémères sur différents sites des Alpes-Maritimes.

HRA/Domaine de Chantilly

• Jusqu’au 2 mai: «Narcisses en scène», Jardin de Berchigranges, Granges-sur-Vologne (Vosges).

• 4-5 mai: 25e fête des plantes et de l’art de vivre au jardin, château de La Roche-Guyon (Val-d’Oise).

• 4-5 mai: 10e Fête des roses et des plantes, Villa et jardins Ephrussi de Rothschild, Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes).

• 4-5 mai: 16e fête des jardins des Côtes-d’Armor, Domaine départemental de La Roche-Jagu, Ploëzal (Côtes d’Armor).

• Jusqu’au 7 mai: Exposition «Au jardin des plantes de la Bible, botanique, symboles et usages», SNHF, 84 rue de Grenelle, Paris 7e.

• Du 11 mai au 6 octobre: Exposition «Arte Botanica» réalisée par 15 artistes, dont Rebecca Louis Law, Domaine départemental de La Roche-Jagu, Ploëzal (Côtes d’Armor).

• 17, 18 et 19 mai: Journées des plantes de Chantilly, sur le thème des «plantes sans-souci, les vraies alliées des jardiniers», Domaine de Chantilly (Oise).

• Du 18 mai au 13 octobre: Exposition de sculptures «D’après nature» de Marc Didou, domaine de Trevarez, Saint-Goazec, (Finistère).

• 24 mai: Colloque scientifique «Plantes et côte d’Azur, le carnaval des sens» organisé par la SNHF, parc Phœnix, Nice (Alpes-Maritimes).

SNHF

• 25-26 mai: 32e Journées doullennaises des jardins d’agrément sur le thème «Les femmes et les plantes», Citadelle de Doullens (Somme).

• Jusqu’au 28 mai: Participez au concours «Jardiner Autrement, faites part de vos pratiques» en vous inscrivant ici.

• Jusqu’au 31 mai: 5e concours photos épidémiosurveillance 2019, organisé par la SNHF sur le thème «Toiles, cocons et filaments». Remise des prix le 14 juin.

• Jusqu’au 30 juin: Adressez votre candidature au Concours national des jardins potagers 2019 en cliquant ici.

• Jusqu’au 8 septembre: Exposition «Jardins, joies du Val d’Oise», Maison du Docteur Gachet, Auvers-sur-Oise (Val d’Oise).

• Jusqu’au 15 octobre: Exposition de 60 sculptures de Pierre Treilhes dans les Jardins d’Eyrignac (Dordogne).

• Jusqu’au 3 novembre: 28e édition du festival international des jardins sur le thème des «Jardins de paradis», Domaine de Chaumont-sur-Loire, (Loir-et-Cher).


Huile de CBD peut aider vos maux. Visite HuileCBD.be


 
Lire Plus